L'évacuation en Charente
L'ordre d'évacuer fut donné le 1er septembre 1939 par le maire.
La population prépara rapidement quelques affaires, le minimum de vivres et de vêtements, maximum 30kg. Rares étaient les familles à posséder une voiture. Ils chargèrent donc les charrettes, tirées par des chevaux ou des bœufs. 306 Obergailbachois étaient évacués avec pour destination Pleuville (16490) près de Confolens (16500).
La première nuit, ils s'arrêtèrent à Mackwiller (67430) et la seconde à Rauwiller (67320). Ils fallut 3 jours pour atteindre Desseling (57260). Les chevaux et vaches y furent abandonnés.
En bus et camions, ils furent emmenés jusqu'à Azoudange (57810).
Le voyage en train dans les wagons de marchandises/bestiaux dura plusieurs jours jusqu'à Chazelles, Le Luquet (16380). Ils y restèrent environ 8 jours.
Puis ils furent finalement conduits à Brie-La-Rochefoucauld (Brie 16590). Accueillis par le curé du village, ils dormirent la première nuit dans l'église. Le lendemain, le maire répartit les familles dans des maisons abandonnées ou pour les plus chanceux dans des familles.
Liste des habitants évacués et enregistrés à Brie-La-Rochefoucauld : page 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20
La vie spirituelle à Brie
Le curé : article du journal Le Lorrain "Les nouvelles résidences des prêtres évacués de la Moselle" du 10 octobre 1939.
"Le Train de Pèlerinage Mosellan 21, 25 Mai 1940" paru le 12 mai 1940 dans Le Petit Courrier de la Charente.
Voyage à Lourdes avec le curé d'Ormersviller en 1940.
Informations diverses
Photos anciennes de Brie : la gare, la rue Principale, le château de La Rochefoucauld
Extraits du journal "Metzer freies Journal" du 21 septembre 1939 et 7 juin 1940.
Articles du "Journal des réfugiés de la région du Sud-Ouest" parus le 25 juin 1940 et le 9 juillet 1940.
Enquête sur l'histoire de l'occupation et de la libération : page 1, 2, 3 et 4
CRASHES D'AVION
Lien vers les détails du crash d'avion survenu le 21 septembre 1939 au lieu dit "Lààvenàcker"
Photo d'un avion crashé sur le ban communal (lieu non connu)
Obergailbach dans la tourmente de l'hiver 1945
Obergailbach dans la tourmente de l'hiver 1945, article écrit par Honoré Bonnet
Le printemps de l'espérance
Le printemps de l'espérance - La 2ème libération du village d'Obergailbach, écrit par Honoré Bonnet
Les victimes
La commune comptabilise quinze habitants tués.
On retrouve également trace dans les archives du décès de deux prisonniers de guerre victimes d'accident de déminage et de victimes militaires.
Les victimes civiles
Bombardement allié du 4 octobre 1943 à Sarreguemines :
Le centre ville et plus particulièrement l’actuel pensionnat ont subi un violent bombardement qui a fait 133 morts et 309 blessés. Il s’agit là d’un des 12 bombardements recensés durant le conflit à Sarreguemines. Ce bombardement allié avait pour objectif de frapper les troupes occupantes et leurs infrastructures.
- Wilbert Barbara ép. Schneider.
Funérailles du 8 octobre 1943 :
Les "Incorporés de force à Obergailbach tués au front", écrit par Muller André :
- Hoellinger Georges,
Explosion d'une grenade :
- Schlick Jean : tué le 9 décembre 1944 par une grenade qui a explosé dans la rue principale du village
Eclat d'obus :
- Bur Aloys : tué le 6 janvier 1945 par un éclat d'obus à Obergailbach.
Bombardement du 10 mars 1945 :
- Schneider Anne,
- Schneider Joseph,
- Schneider Thérèse ép. Weibel, Weibel Léon et Weibel Joseph (extrait du livret réalisé à l'occasion du 80ème anniversaire de la libération). "Le 10 mars 1945, lors d'un bombardement de l'artillerie américaine, Thérèse Weibel née Schneider en 1900 était réfugiée dans la cave de la maison Aloyse Bour (« Sépp’s Huss » actuel 2 rue du Moulin). Un obus est tombé et plusieurs personnes furent tuées avec elle, dont son fils Léon Weibel né en 1931 à Sarreguemines. Durant la nuit, Nicolas Wilbert avec d'autres personnes du village ont procédé au dégagement de sous les décombres de Anne sa soeur décédée et de son frère Joseph Schneider qui, grièvement blessé, décédera le 12 mars. Un autre fils, Joseph Weibel, né en 1933, grièvement blessé décèdera 8 jours plus tard."
Bombardements du 14 mars 1945 sur Zweibrücken (Allemagne) par les Canadiens :
- Amann Charles, article du Républicain Lorrain "Reconnu déporté et résistant un demi-siècle après sa mort",
Il décéda lors du bombardement sur la prison de Zweibrücken. La ville fut presque complètement détruite par les bombardements de l'aviation royale du Canada (bombardier lancaster). Photo de la destruction de Zweibrücken
- Kremer Catherine : en allant chercher un fagot dans la remise, elle chuta et s'infecta avec du phosphore liquide issu d'une bombe incendiaire américaine le 7 mars 1945. Son infection ayant déclenché une septicémie, elle fut soignée par un médecin militaire allemand SS et dirigée le 13 mars vers un hôpital allemand à Zweibrücken. Comme il n'y avait pas de voiture de la Croix rouge à leur disposition, elle fut transportée avec une valise et un peu d'argent dans une voiture de l'armée allemande. Au cours de ce voyage, elle fut tuée lors d'un raid aérien allié le 14 mars 1945 à Deux-Ponts et inhumée à Mittelbach (Palatinat).
Lien vers l'article du 14 mars 2025 de SWR 3 "Zweiter Weltkrieg: Die Zerstörung Zweibrückens dauerte nur 12 Minuten" (Seconde Guerre Mondiale : la destruction de Zweibrücken n'a pris que 12 minutes.)
Accident de déminage le 15 mai 1945 (détails dans le paragraphe sur les victimes d'accidents de déminage)
- Kunz Joseph,
Les victimes d'accidents de déminage
Le 15 mai 1945, au « Ormen »,
"Pierre Wernoth a sauté sur une mine. Il est mort sur le coup. Son corps était complètement déchiqueté. Joseph Kunz, né en 1929 d'Erwin et Catherine Seiwert, le frère de Alphonse, qui était avec lui a eu un seul impact sur l’arrière de la tête. Il a vécu une heure. Les deux corps ont été ramenés sur une charrette tirée par des bœufs. Était également présent, Albert Schneider, secrétaire de mairie, qui fut grièvement blessé au genou et bras". (extrait du livret réalisé à l'occasion du 80ème anniversaire de la libération d'Obergailbach).
Le 16 août 1946, décès de deux prisonniers de guerre : Ruttkies Klaus et Pipper Georg
Articles du Républicain Lorrain publié le 18 août 1946 "Une mine explose" et du 17 août 1946 dans les Dernières nouvelles d'Alsace "Wieder ein schweres Minenunglück im Bitcherland"
Les victimes militaires
Courrier du 5 décembre 1947 page 1 et page 2
Noms des militaires français inhumés dans le cimetière communal le 10 novembre 1950.
Les tombes se trouvaient au niveau de l'entrée supérieure du cimetière : de la porte d'accès jusqu'au colombariums.
Quelques articles de presse :
Rameau Armand : décédé le 24 septembre 1939, articles du Berry Républicain du 13 novembre 1947 et du 18 novembre 1947.
Charpentier Pierre : décédé le 25 mars 1940, article du Journal Officiel de l'Etat français paru le 10 mars 1943
Begnar-Borde Laurent : blessé le 19 avril 1940, article du Journal Officiel de l'Etat français du 3 octobre 1941
Hernandez Pierre : décédé le 19 avril 1940, article du Journal Officiel de l'Etat français du 20 mars 1944
Wabowski (blessé) : article du Républicain Lorrain "Blessé par une mine" du 29 janvier 1947 et du 28 janvier 1947 publié dans les Dernières Nouvelles d'Alsace "Umfall beim Entminen".
Le village en 1946 : carte et vues aériennes
Lien vers carte du village, publié par le Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme en 1946
Localisation des prises de vues des photos aériennes de 1 à 7 :
Vues aériennes du 01.07.1946 : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.
Localisation des prises de vues des photos aériennes de 8 à 20 datées du 25.09.1946 :
Vues aériennes : 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19 et 20.
30ème anniversaire de la libération
80ème anniversaire de la libération : 16 mars 2025
Livret 80ème anniversaire de la libération version du 17032025
Support de la conférence d'Honoré Bonnet
Les panneaux explicatifs réalisés par la SHAL et Honoré Bonnet :